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Projet de Microcrédit et Appui psychosocial Réf. 2013/011 financé par Eucanaid. Projet clôturé

  1. . Projet de Microcrédit et Appui psychosocial

 Réf. 2013/011 financé par Eucanaid.

 Projet clôturé

  1. CONTEXTE DU PROJET

L’histoire récente de la République Démocratique du Congo a été marquée par des longues années de mauvaise gouvernance et des conflits, qui ont généré dans le pays des niveaux de chômage et de pauvreté particulièrement élevés. Le pays se trouve dans une situation socioéconomique sans commune mesure avec ses potentialités minières, énergétiques et agricoles.

Le niveau de l’indice de développement humain (IDH) était de 0,391 en 2004 et situait la RDC à la 167ème place sur 174 au classement des pays selon le niveau de l’IDH. L’incidence de la pauvreté dans le pays était de 71,34% en 2005. L’espérance de vie à la naissance était de 44,4 ans en 2006 contre une moyenne de 51,4 ans en Afrique. Le taux d’alphabétisation des adultes se situait à 67,2% en 2006 (dont seulement 54,1% pour les femmes) et le taux brut de scolarisation dans le primaire, à 62 % en 2003 (dont seulement 54% pour les filles).

Depuis 1996 jusqu’à ce jour, l’Est du pays est victime des conflits armés successifs qui ont entraîné la recrudescence des violences et abus à l’égard des populations civiles en général et des femmes et des jeunes filles en particulier.

Ces femmes victimes de ces violences sexuelles vivent actuellement dans l’extrême pauvreté, car souvent exclues et rejetées par leurs maris, leurs familles et la communauté.

Dans le souci de leur donner une confiance en soi, d’augmenter et diversifier les sources de revenus de ces femmes laissées pour compte, PSV a initié ce projet pour leur permettre de mener collectivement ou individuellement des Activités Génératrices des Revenus (AGR ) répondant à leurs besoins notamment le petit commerce.

L’expérience a montré que grâce aux AGR, les bénéficiaires parviennent à se prendre en charge car elles mettent du sérieux dans ces AGR, de travailler consciencieusement pour les pérenniser .En effet, leur survie en dépend, si elles ne veulent pas s’exposer à la mendicité, à la clochardisation.

Ce projet est soutenu et réclamé de vive voix, car la faiblesse des revenus évoquée comme étant la cause la plus déterminante de leur pauvreté, nous sommes convaincus que des ressources financières procurées à ces femmes cibles, permettront de diversifier leurs AGR. C’est ce qui explique et justifie l’importance de la demande dans l’exercice de petit commerce (vente de farine de mais, manioc, poissons salés, boissons gazeuses), qui s’écoulent facilement sur les marchés. Il sera demandé aux bénéficiaires de se constituer à des groupes de 5 personnes ou plus selon leur affinité. Les animateurs les appuieront à adopter des codes des bonnes conduites, la caution solidaire, une bonne collaboration, et à développer des bonnes relations avec PSV.

  1. OBJECTIFS DU PROJET

Le projet visait à apporter un appui économique aux femmes survivantes des viols à Walungu, mais le soutien psychologique s’est révélé incontournable afin d’aider les femmes traumatisées ou stigmatisées à se rétablir émotionnellement et mentalement pour faire face aux défis quotidiens.

  1. Bénéficiaires directs

Ce projet s’adressait directement à 40 femmes survivantes des violences sexuelles et viols en situation de vulnérabilité à Walungu (Budodo) reparties en deux phases :

  • ère phase : 20 bénéficiaires reparties en 4 groupes solidaires selon les filières choisies pendant 6 mois : le montant réussi sera remboursé après 6 mois.
  • ème phase  : Après 6 mois les 20 bénéficiaires restant vont exercer le petit commerce dans les mêmes filières d’AGR après le remboursement des premiers bénéficiaires.
  • Les membres du personnel affectés(3) bénéficieront de la formation et d’autres services de communication pendant l’exécution du projet.

 

Critères de sélection  :

Les 40 femmes ont été identifiées comme étant les plus pauvres et vivent en dessous du seuil de pauvreté (moins d’un dollar US/Jour. Le choix a porté sur :

  • La viabilité de l’activité pour laquelle le montant du crédit est sollicité.
  • Etre femme survivante des violences rejetées et en extrême pauvreté.
  • Avoir plus de 5 enfants en charge
  • Manque d’un fonds de roulement
  • Avoir une expérience dans l’activité (AGR) proposée.
  • Accepter la procédure de caution solidaire en cas de faillite.
  1. Bénéficiaires indirects

 

200 personnes, en fonction de la taille moyenne de 5 personnes par famille des femmes bénéficiaires

Les membres de la communauté par les effets de l’activité

- les fournisseurs des produits vivriers et divers (AGR) qui écouleront assez facilement leurs marchandises.

- les manutentionnaires qui s’occuperont de chargement et déchargement des différentes marchandises AGR.

- les camionneurs qui seront sollicités pour le transport des marchandises depuis le marché de Bukavu jusqu’à Walungu.

  1. CHANGEMENT INTERVENUS CHEZ LES BENEFICIAIRES AU TERME DU PROJET

 C’était un projet qui visait renforcer les capacités productivité des femmes appauvries par les effets de guerre et ses conséquences sur le plan économique, social, physique et psychologiques. Grâce aux différentes séances de formation de gestion des activités génératrices des revenus, l’octroi des prêts aux femmes, les soins psychosociaux apportés aux femmes stigmatisées et la création de mutuelles de solidarité, ces femmes ont enregistré beaucoup de changements positifs dans leur vie.

Elles ont appris également comment revendiquer leurs droits. Ces groupes cibles contribuent plus que l'homme au développement de la famille, et donc ils prennent également part à la prise de décision

Grâce aux opportunités de revenus mis en place (élevage poule indigènes, porc, vente des petits produits manufacturés et/ou des denrées alimentaires, petit commerce), les femmes ont été interrogées oralement sur leur revenu mensuel moyen au cours des 6 derniers mois, et ont en outre été invitées à estimer leur revenu mensuel avant leur implication dans le projet.

  1. a) Paroles des bénéficiaires illustrées

« Levons-nous et travaillons», le slogan de la nouvelle Mutuelle de Solidarité des femmes bénéficiaires de la première phase du projet / (Walungu), au Sud Kivu, témoigne de leur motivation et esprit d’entreprise.

Nous avons appris à faire avec le peu d’argent à notre disposition : une contribution de 1000 Francs Congolais (1.05$ US) par personne. Nous sommes à dix personnes dans notre groupe de Muso. Ce qui nous fait 20000 FC (21$ US) les deux semaines.

Nous gardons cet argent dans deux caisses ; la caisse verte , et une caisse rouge respectivement en raison du soutien aux frères malades et vulnérable et du financement des membres de la mutuelle.

La caisse verte qui sert d’investissement, me permet de me payer des habits, de payer des frais scolaires à mes enfants et de faire un peu d’élevage. Parlant de l’élevage, mes 2 cochons viennent de mettre bas et cela élèvera mon économie.

  La MUSO m’a permis d’améliorer la production champêtre avec l’usage de l’engrais. En effet, nous avons été initié à la création des compostes.

 C’est avec la MUSO que j’ai appris à cultiver les choux-fleurs, les aubergines et d’autres sortes de légumes etc. J’ai même l’habitude d’utiliser l’engrais pour planter les maniocs, les patates douces, les arbres etc.

«  Mon adhésion à MUSO (Mutuelle de Solidarité) m’a permis d’améliorer la production champêtre avec l’usage du fumier. En effet, nous avons été initié à la création des compostes. C’est avec la MUSO que j’ai appris à cultiver les choux-fleurs, les aubergines et d’autres sortes de légumes etc. je ne dépense plus mes revenus tirés des AGR, car après partage des revenus, je ramène tout à la maison et ensemble avec mon mari nous planifions un petit projet. .

Je suis parvenu à acheter deux cochons selon le souhait de mon mari qui s’en occupent. Nous allons les revendre au prix de 130$ chacun.¨’’ Avec cet argent (soit 210 $ US), nous allons acheter quelques tôles pour remplacer petit à petit la toiture en paille sur notre maison. Une autre somme (50 $ US) va servir à l’achat de deux autres porcelets à élever, car leurs matières organiques fertilisent le sol et nos cultures.

J’ai diversifié mes sources des revenus dans (élevage, petit commerce, jardinage) et cela m’évite des périodes de disette. Les gens du quartier commencent à imiter mon exemple, surtout le jardinage l’insécurité alimentaire est trop accentué ici. Je dis infiniment grand merci à PSV et à notre bailleur Eucanaid. »

«  Moi j’ai acheté 1 porcelets âgé de 3 mois au prix de 25$ US avec le revenu que j’ai eu au 3 ème mois du projet. J’ai refusé de m’abonner à la coopérative d’Epargne & de crédit, car j’estime que l’argent épargné la bas est un gaspillage des revenus. Au lieu de faire l’épargne, moi j’investis dans l’élevage, Aujourd’hui mes deux cochons peuvent se vendre entre 120 à 135 $ US. Je suis fière » a affirmé NSHOBOLE Astrid »

Le cas de Pascaline SHUKURU et Pamela LINDA

Ces deux jeunes filles sont membres du groupe d’auto assistance Wa mama Tuendeleye. Après avoir expliqué aux membres du groupe comment elles ont quitté l’école par manque de frais scolaire, elles ont obtenu chacune un prêt du groupe de USD 15 ., soit le total de 30 dollars US.

Elles ont décidé d’élever les poules de 4 mois d’âge au prix d’USD 5 par poule.

Ces filles ont pris soin de leurs poules. Au moment de la couvaison elles achètent les œufs fécondés de race améliorée et obtiennent des résultats très positifs. Une poule adulte est vendue entre 8 à 10 dollars US.

Maintenant elles vendent les produits de leur petit élevage pour résoudre les problèmes financiers de leurs études qu’elles avaient déjà interrompues. Vraiment avec un peu des moyens, les vies humaines peuvent être sauvées. 

Nous encourageons Eucanaid de continuer à nous soutenir pour élargir le nombre des bénéficiaires à travers ces groupes d’auto assistance.

L’EXEMPLE DE BULONZA

« Avant PSV, la vie était dure. Nous autres les femmes, nous dépendions de nos maris parce que nous ne disposions pas d’argent à nous.

 Lorsque nous avions besoin d’argent pour acheter quelque chose, ils nous disaient qu’ils n’avaient pas d’argent même quand ils en avaient. Ils ne nous aidaient pas lorsque nos parents ou membres de famille étaient malades.

Depuis que j’ai rejoint PSV dans ce projet, je suis devenue capable d’épargner, ce qui m’a permis de relancer mes sources de revenus. J’ai aussi commencé à vendre du poisson fumé et ma fille m’assiste dans cette activité.

 

Cette fille vient assister sa mère Bulonza à vendre les poissons fumés sur le marché.

L’équipe du projet l’a rencontrée et s’est exprimée : « Maintenant nous avons un repas régulier de deux à 3 fois /jour. Mes amies viennent manger chez nous et nous envient. Après vente, maman me fait un peu d’argent qui me sert pour l’achat de l’huile de beauté. Je fais aussi ma caisse »

‘’Avec le revenu que me procurent mes activités affirme Maman Bulonza , je suis capable d’acheter de la nourriture pour mon foyer ainsi que de petites choses pour mon fils et pour ma fille. Je me sens très libre de pouvoir faire cela sans devoir recourir à mon mari pour l’argent.

PSV m’a permis de changer la façon dont je me vois. Maintenant je crois en moi-même. Je crois que je peux accomplir n’importe quoi.

Je suis pleine de confiance, et je n’ai plus peur de me tenir debout devant les gens pour exprimer mon point de vue.

 Je peux prendre des crédits parce que je n’ai pas peur d’être incapable de rembourser. Même si j’éprouve des difficultés, je repayerai. J’exprime ma gratitude envers les gens qui m’ont connecté à PSV parce qu’elle nous a beaucoup aidées.

 Nous ne dépendons plus de nos maris pour tout, et lorsque nous avons des problèmes, nous pouvons prendre des crédits ou attendre les décaissements. »

L’histoire Bulonza illustre les opportunités que la micro crédits peut offrir aux pauvres qui sont souvent exclus des services financiers. Pour elle, l’accès à l’argent signifie qu’elle peut envoyer ses enfants à l’école et mettre de la nourriture sur la table.

 Elle ne dépense pas pour elle-même, mais pour sa famille. Son histoire fait ressortir le fait qu’elle constitue un réservoir remarquable de savoir et d’énergie. Elle est motivée. Elle est entreprenante.

« Avec notre petit capital, nos activités n’apportaient pas beaucoup » explique Florence BIGABWA, membre du groupe. « Comme c’était notre propre argent, on ne le gérait pas de la même manière et on dépensait beaucoup. Maintenant, le microcrédit nous a motivées et on fait beaucoup plus d’efforts.»

Les bénéficiaires ont également reçu des formations sur la gestion de leur crédit. « On a appris à faire la différence entre une bonne et une mauvaise dette » explique Florence. « La bonne dette, c’est celle qui nous tire vers le haut et nous permet d’avoir assez pour vivre, épargner et améliorer notre condition. »

  « Ma santé et celle de mes enfants se sont améliorées car nous mangeons mieux, » dit SIFA BINGANE. « Et maintenant je peux me permettre d’acheter des médicaments lorsque moi ou mes enfants avons une crise de paludisme », explique une autre participante.

«. Les conditions de vie de ma famille s’améliorent. Les revenus que m’apportent les AGR augmentent et se diversifient, je sais maintenant comment rationaliser l’utilisation de mes ressources et comment bien épargner ».

« J'ai souvent de quoi m'acheter ce que je veux, je donne un peu d'argent à la famille et j'économise le reste dans la coopérative de crédit et d’Epargne ». raconte Balungwe Joyce

«Avant, je ne savais pas comment faire une activité pour gagner ma vie, là je le sais grâce à l’ 

Appui conseil et encadrement AGR et microcrédit, notamment pour une gestion rationnelle des activités génératrices de revenus (détermination du coût de revient, fixation du prix de vente, calcul de la marge, planification de la production et de la vente, etc.) d’une part, et un accompagnement pour l’affiliation à un service financier décentralisé et l’accès aux services d’épargne et de crédit d’autre part. » SIFA Agnès

«Je me sens respecté et écouté car PSV nous enseigne sur ces choses en organisant des AGR qui nous ont fait sortir des oubliettes. En tant que survivante des Violences Sexuelles, j’étais humilié et sans parole. Aujourd’hui la situation a changé à cause de ce que j’apporte. Je suis reconnaissante envers notre bailleur EuCanAid par le canal de PSV qui nous a honoré ».

  1. DIFFICULTES RENCONTREES

Tout au long de la réalisation du projet nous avons enregistré les difficultés suivantes :

  • Le budget du projet était insuffisant pour résoudre les attentes des bénéficiaires et surtout le suivi psychosocial qui n’avait été réalisé durant les 12 mois du projet.
  • PSV n’à point d’appui institutionnel, ce qui rendait impossible le transport de nos assistantes sociales et animatrices qui devaient parcourir plusieurs villages parfois éloignés les uns des autres d’au moins 25 à 30 kms.
  • Le nombre des bénéficiaires adhérant à la mutuelle de solidarité (175 personnes) est très élevé pendant que les moyens matériels et financiers sont dérisoires pour assurer leur encadrement technique, social, cultuel et économique.
  • Au moins 92% de nos bénéficiaires sont analphabètes et ne savent pas lire ni écrire, ce qui rend le travail fatiguant quand il faut chercher les traducteurs.
  • PSV manque du matériel de projection de film (rétroprojecteur) pour faciliter la réalisation des séances de vide thérapie pour la guérison des traumatismes dont souffrent les survivantes des viols et violences sexuelles.
  • Les femmes et filles ignorent leurs droits et cela augmente les naissances très rapprochées à haut risque et le mariage des mineures à cause de la pauvreté.
  1. GALERIE PHOTOS

 Voici quelques photos des différentes activités génératrices des revenus qui ont été entreprises individuellement ou collectivement dans le cadre du projet soutenu par Eucanaid en 2013

Parmi les articles divers qui ont remplacé (la limonade Malti, la Bière Skol) figurent aussi le haricot, les poissons fumés ou séchés.

D’autres bénéficiaires ont diversifié les sources des revenus par la vente de braise comme l’on voit l’une d’entre elles en activité dans un petit marché de son village :

‘ ’ J’achète un sac de braises de 70 Kg à 19 $ que je détaille pour me rapporter 30$, soit un bénéfice de 11$ dans 4 jours. Ma fille de 15 ans récupère une autre partie pour vendre aux alentours de l’hôpital général de référence de Walungu, car les gardes malades en ont tellement besoin. En plus de ces braises, j’évolue dans notre groupe solidaire de 8 femmes et vendons la farine de Maїs ensemble. Nous nous remplaçons à tour de rôle. Quand je ne suis pas au dépôt où une partie des marchandises est vendue en gros, je m’occupe de mes affaires personnelles ; comme vous me voyez. Il y a parmi nous d’autres femmes qui vendent d’autres articles divers ici. Cette activité m’a fait oublier les humiliations que j’ai eues puisque je suis survivante des violences sexuelles. Mon mari m’est revenu quand il a vu que je commence à me débrouiller sans dépendre des gens ‘’ a-t-elle expliqué.

Les images ci-dessus montrent l’AGR ‘’ farine maïs où l’on peut voir une cliente examinant si la farine achetée en détail pèse exactement 3 kg qu’elle a payée.

Certaines femmes bénéficiaires font recours à leurs filles pour vendre les AGR (figure ci-dessus). Beaucoup de bénéficiaires de la 1 ère phase du projet ont diversifié les AGR .Ces filles rejoignent leurs mères après avoir quitté l’école chaque jour et pendant les vacances elles sont avec leurs mamans au marché.

Nos visites se font également sur le lieu de travail au marché où nous rencontrons les bénéficiaires de la phase 2 impliqués dans le petit commerce des produits divers. Certaines se font assister par les enfants en revenant de l’école.

Cette cliente ci-contre vient acheter quelques boites de savons ‘’kifebe’’ produits localement et qui sont étalés par l’une des nos bénéficiaires.

Ici nous nous intéressons plus des bénéficiaires de la phase II, puisque ils travaillent encore avec les microcrédits octroyés par le projet et nos conseils et encadrement même sur le terrain sont justifiés pour nous enquérir de leurs difficultés et voir s’il ya des produits qui ne marchent pas assez bien pour les remplacer.

Ce suivi régulier a contribué à la performance de ces mamans, car le remboursement des prêts ne pose pas problème.

Projet réalisé par le soutien Financier d’Eucanaid.

Projet clôturé

Copyright. PEUPLES SANS VOIX (2013 -2015)

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