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Rencontres d’échanges avec les femmes de Walungu sur les conditions pour une bonne participation de la femme dans la prise décisions (février 2019)

L’éducation au droit pour « PEUPLES SANS VOIX (PSV) passe par la mise sur pied des outils variables et évoluant selon la cible, le contexte et les circonstances par rapport à l’objectif visé.

La participation de la femme dans l’espace de prise des décisions est un problème qui encore plus qu’il ne l’a été hier et divers acteurs engagés luttent sans relâche pour la représentativité des femmes à diverses instances.

Conscient que la participation équilibrée des hommes et des femmes à la prise des décisions est une condition préalable pour un meilleur fonctionnement de la démocratie et de la société, tout comme le respect des droits des femmes, leur autonomie financière et leur éducation, dans le contexte d’un partage des responsabilités entre les femmes et les hommes, PSV y contribue sensiblement notamment par les actions, les causeries juridiques, par les ateliers de formation,

Quelques voies de sortie lues en termes des conditions pour une participation efficace et effective de la femme congolaise dans les instances de prise de décisions ont été retenues par les participants, à savoir :

1. L ’éducation : à ce jour, il n’est plus à démontrer que le taux de scolarisation des filles est moins élevé chez les filles que chez les garçons et que la déperdition scolaire chez les filles est restée beaucoup plus élevée que chez les garçons. En effet, les filles abandonnent leurs études à cause des grossesses et mariages précoces mais aussi la pauvreté excessive des parents, cela est un défi à relever. Aussi, il faut militer pour l’alphabétisation commando des femmes qui n’ont pas étudié ;

2 . La santé : les multiples violences que subissent les femmes congolaises mais surtout celles de l’Est de la RDC, les rendent encore plus vulnérables. Cette situation est accentuée par le manque d’une politique de santé primaire adéquate qui parfois conduit à des mortalités maternelles et infantiles.

Les femmes et filles sont encore plus exposées aux infections sexuellement transmissibles et au VIH/SIDA non seulement du fait des viols dont les auteurs sont souvent les membres des forces négatives et groupes armés mais aussi des éléments des forces régulières incontrôlées et des parents proches.

Aussi, il faut relever les inégalités, la non prise en compte du genre (rapports home-femme) dans la gestion de la sexualité qui a plusieurs répercussions néfastes sur la santé de la femme.

3. Les coutumes et stéréotypes : certaines coutumes rétrogrades et discriminatoires mettent encore les femmes ans une situation de plus en plus inconfortable. Dans certaines d’elles (coutumes), les femmes ne sont à considérer qu’après les hommes et les enfants. Cela, bien sûr, ne lui accorde aucune parcelle dans la prise de décisions, fut-il, au niveau le plus élémentaire de la famille élémentaire.

Lorsqu’on parle de la représentation des femmes, on constate avec amertume que l’égalité d’avec son pair homme n’est pas à ce jour intégrée malgré les efforts fournis par les femmes agissant individuellement ou collectivement dans leurs mouvements de revendications. En effet, elles sont moins représentées dans les instances de prise des décision notamment dans mes gouvernements tant provinciaux que national, dans les deux chambres du Parlement, dans les administrations locales, dans les syndicats, dans les cours et tribunaux, etc.

4. Une adaptation des lois et règlements à la Constitution et aux instruments juridiques internationaux régulièrement ratifiées par l’Etat congolais. Il est stipulé à l’article 14 de loi électorale que « … Toutefois, la non réalisation de la parité homme et femme au cours des prochaines échéances électorales n’est pas un motif d’irrecevabilité d’une liste ». Cet alinéa () ne donne pas autant de chances aux hommes qu’aux femmes alors que les élections sont devenues le mode privilégié d’accéder dans l’espace de prise des décisions.

5. Une application effective des instruments juridiques internationaux de protection et de promotion des droits des femmes. Ce sont notamment le DUDH, la CEDEF, le PIDCP, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ; la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des nations Unies, etc. A cet effet, une recommandation à tous les acteurs habilités s’avère indispensable en vue de l’application de l’article 14 de la Constitution de la RDC et 4 de la CEDEF

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